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Anaïs' Misfits

Le blog anti-miso-boulot-dodo. Le récit de mes "méfaits" diurnes et/ou nocturnes. Blog d'humeur et de mauvaises humeurs.

lundi 14 mai 2012

Le blog passe le cap du 100 000ème visiteur

100_000Lancé en juillet 2009, le blog anti-miso-boulot-dodo a récemment accueilli son 100 000ème visiteur.

Rencontrant quelques turbulences d'ordre professionnel, j'ai tardé à partager cette good news. Depuis quelque temps, j'écris peu et je m'en excuse. Et puis je tâche de profiter de ma vie, la vraie. Alors, parfois, foin des posts et des audiences, je m'échappe de mes  démons passés...et actuels. 

Alors à celles et ceux qui me lisent régulièrement, comme à celles et ceux de passage, mer-ci !



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mercredi 25 avril 2012

Quand on me dit que l'électorat féminin a cédé à la tentation lepéniste ...

De qui parle-t-on ? De celles qui se tapaient des boches ? De celles qui portent des mini-jupes ? De celles qui restent à la maison ? Non parce que pour moi l'association FN + femmes m'inspirait plus ça...

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 « Une partie de l’électorat féminin a cédé à la tentation lepéniste » ai-je lu iciGnnnneuuuh, Eve a croqué la pomme, goulûment, avec envie, la pondeuse, jadis réfractaire aux idéologies racistes et anti-femmes de Papa Le Pen, a entendu et entonné le chant de Le Pen Junior  « présidente de parti, femme, mère de trois enfants »L’idéal politique de la femme – et on se demande à quel titre la femme serait pourvue de telles caractéristiques qu’il serait encore plus indigne pour elle d’accorder son vote à l’extrême droite –   se lézarde à  l’aulne de ce 1er  tour d’une élection qui n’a résolument rien de présidentiel, fendant l’idole tel une vergeture sur le ventre rebondi d’une future parturiente.

Selon un institut de sondage : 29% chez les femmes au foyer, même score chez les ouvrières, 24% chez les sans diplômes. Alors non je ne vais pas vous faire le sketch de « dans la vraie vie Marinette se balade avec des sacs à 15 Smic, ligaturerait bien quelques ovaires de chômeuses et n’est pas exactement Causette épluchant des patates, 100 patates ». Mais la chose me tenterait bien. Parce que Marine, elle, s’investit de leurs fardeaux quotidiens (ménagers, utérins, maritaux) étant elle-même très très prolétaire et très très analphabète.

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Et puis émerge la propension de media à rejeter la faute sur les femmes, dont on estimait jadis qu’elles furent rempart et barrage naturel contre l’extrême droit au nom de leur sacro-sainte et si féminine humanité.  Si même nos femelles votent FN, on est mal barr’. Qu’on les tonde !

Seule consolation, les mamies françaises, elles ont fait de la résistance. Seuls 6% des femmes de plus de 65 ans auraient voté extrême droite. Une France pétainiste, ça ne s’oublie pas ?

Et puis sinon, pendant ce temps-là, c’est-à-dire pendant qu’un quart des femmes vote Le Pen, les féministes de gauche lancent un énième manifeste, cette fois-ci pour veauter … Hollande, paru dans… Libé. Car « les droits des femmes passent par la gauche ». Façon « LES féministes s'engagent », oui parce qu'Osez le féminisme c'est LE Féminisme, hégémonique et télégénique.

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Je répète, un quart des femmes vote FN. On voit donc bien l’impact très positif de ces structures satellites de partis - posture non assumée -, qui, vraiment, ne radicalisent ni ne politisent pas la sphère « féministe », pas plus qu’elles ne l’éloignent des réalités criantes d’une population féminine préférant se vouer à Marine plutôt qu'à leurs homologues qui leur veulent du bien.  Très efficace d’ainsi se politiser à des fins partisanes. Hey, mesdames de la droite extrême, osez le féminisme, le changement c’est maintenant !

Le droit des femmes passe par les femmes, les hommes, les femmes et les hommes. 

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vendredi 6 avril 2012

Mesdames, ce spot de Zalando vous fait-il «Hurler de plaisir» ? (update)

Les annonceurs ont toujours beaucoup d’imagination pour nous faire rire, nous les femmes. Surtout à nos dépends.

J’avais déjà évoqué sur le blog le 1er opus de la communication de Zalando sur le petit écran. Celui-ci mettait l’accent sur le matérialisme et l’hystérie  de la consommatrice à la réception de ses paquets. Force est de constater que le 2ème volet se distingue du 1er : pire.

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Un harem d’employées de banques – manifestement des exécutantes et des guichetières  - ligotées au sol, sapées en secrétaire SM, sont prises en otage.  Niaisesleur seule préoccupation, en dépit de la menace, est des plus futiles : elles badinent et échangent sur leurs vêtements chuchotant même « La robe de Julie…Zalando , génial non ?». Elles semblent alors prendre plaisir à leur situation. Lorsque d’un coup de pied, un des braqueurs les interrompt par un « Sileeeence » avec force gros plan sur ses grosses rangers de mâles façon manœuvres à Mourmelon. Se pointe alors le livreur Zalando venu apporter à ces chères dindes leurs énièmes commandes. Les otages se lèvent alors comme un seul homme dans une scène d’hystérie collective et terrassent les braqueurs sur leur passage. Le film s’achève sur la signature : « Zalando, hurlez de plaisir ». Une signature qui n’est pas sans rappeler celle des 3 Suisses et de leur campagne « Notre point G il est dans la penderie ». Perso, j’aurais plutôt envie de rugir.

Parce que, tout de mêeeeme, on ne peut nier que pour annoncer l’arrivée de vêtements sur son site, Zalando joue une nouvelle fois sur des représentations misogynes.

L'éternel féminin, le retour. La femme est vénale. La femme est matérialiste. L’hystérie est le propre de la femme. Une préoccupation dans la vie : son apparence. Ces représentations patriarcales me débectent.  Et imaginer que ces dames atteignent l’orgasme – ce qu’évoque la signature – par le fait de posséder un nouveau vêtement ou une paire de chaussure est petit, tout petit. Des femmes enchaînées, dociles, sous le joug de « machomen », dont le seul sursaut de lucidité n’intervient que lorsqu’il est question de leur apparence. Les choses sérieuses, elles n’en ont cure. Cette condescendance à l’égard des femmes est proprement insupportable. Je m’étonne que peu de voix se soient fait entendre suite à la diffusion du spot.

Zalando, Sixt, même combat.

Sauf à penser que Zalando vise une clientèle de pétasses attardées, à quelle femme ce spot donne-t-il envie d’y acheter ne serait-ce qu’une paire de chaussette? Pas à moi.

Update du 6 avril 2012 : 

Depuis ce post, Zalando a commis deux nouveaux spots. Toujours avec le même gimmick de la pondeuse qui hurle à la vue de la livraison de ses godasses. Le dernier opus de la saga "Matérialisme et hystérie" tourne sur le petit écran. La femme, idéaliste mais pas bégueule, renonce aux idéaux baba-bobo-sectaires et cède aux sirènes du consumérisme. Evidemment elle est blonde, bonne, court vêtue et totalement débile. Mesdames, cela vous donne-t-il vraiment envie d'acheter allemand ? Une "Deutsche Misogynie" à la hauteur des dernières pubs print de Sixt, autre marque allemande profondément sexiste (post à venir). 

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mercredi 4 avril 2012

De l’usage abusif du « nous »

L’usage au quotidien du pronom « nous » recouvre diverses acceptions. Si l’on peut saluer la dimension collective de la démarche, dans le monde de l’entreprise, l’usage du « nous » peut également être, par opposition, l’expression par celui qui l’emploie d’une quête de reconnaissance individuelle, vorace mais subtile. 

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Corollaire du « fast-forward »*,  la technique consiste nourrir l’image narcissique de manager humble et besogneux :  « on » soigne son image de partageur et team-builder cependant que l’ « on » s’approprie la production d’autrui.

Aussi, pour jouer vraiment collectif, je recommande que l’« on » :

- Prohibe l’usage par un tiers du « nous » faussement modeste façon "Marie" (c'est moi qui l'a fait)

- Prohibe l’usage du « nous » par un tiers lorsqu’il désigne en fait autrui et vise à sous-entendre que l’autrui en question n’a ni la paternité ni l’usufruit de sa production, alors que précisément il en est l’auteur.

- Prohibe l’usage par un tiers du « nous » qui nie le droit à chacun à l’individualité de sa juste récompense.  

- Prohibe l’usage du « nous » par un tiers lorsque cet usage prive l’auteur de l’usufruit du rayonnement généré par sa production.

- Prohibe l’usage par un tiers du « nous » lorsqu’il a vocation à nier la paternité très individuelle d’autrui, paternité attribuée de fait et indirectement au dit tiers qui, tout en jouant sur le champ collectif, s’érige en maître et détenteur de la production de l’autrui en question.

- Prohibe l’usage par un tiers du « nous » lorsqu’il renvoie à autrui pour la réalisation de tâches subalternes, auxquelles le tiers n’entend en rien apporter sa royale contribution, mais dont il assure chacun de sa royale participation afin de s’afficher aux yeux de tous dans une posture d’humilité. Principe qui s’applique également pour « on ».

Ces règles s’appliquent également pour l’usage abusif du « on ».

*Pratique bien connue qui consiste à transmettre les mails (forwarder) à autrui afin que cet autrui s’acquitte de la tâche initialement confiée au premier récipiendaire du mail.  Récipiendaire qui répondra invariablement « Nous revenons vers vous »… 

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mardi 20 mars 2012

Excision, exit le plaisir « Education instead of mutilation »

Autant faire l’amour à une pierre ? C’est à peu près le pitch de cette campagne contre l’excision menée par la Fondation Kirira, une ONG espagnole qui lutte contre les mutilations sexuelles.  En bas de chaque affiche, on peut lire  « Chaque jour, 6 000 femmes dans le monde sont condamnées à ne rien ressentir ». Une campagne qui ne laisse pas de marbre.  Selon la Fondation, deux millions de filles et jeunes filles seraient excisées chaque année, en Afrique et en Asie.En France, le chiffre de 50 000 femmes a été évoqué par l’Ined en 2004.

Outre les graves problèmes de santé qu’elle provoque, car pratiquée dans des conditions d’hygiène inexistantes, l’ablation des lèvres et du clitoris prive la femme de tout plaisir sexuel. Statues de bronze ou d’ivoire, poupée de cire poupée de son. Maintenue en situation d’illettrisme et esclave force de travail pour sa belle-famille et son époux,  la « jeune »  fille – le terme de « jeune » n’est résolument pas anodin -  et son excision sont synonyme de dot, gage matériel contre une mutilation socialement acceptée, tolérée, encouragée. Les fillettes non excisées seraient en effet maudites et leurs futurs nés appelés à mourir. Des superstitions  contre lesquelles la Fondation Kirira s’érige: « Education instead of mutilation »

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La campagne a été réalisée avec l'agence espagnole Contrapunto.

Pour plus d’informations, faire un don : http://www.fundacionkirira.es/ingles/fundacion.php

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Haro sur le droit à l'avortement : pourquoi fait-il si peur et pourquoi faut-il le défendre ?

Le 24 mars, l'Europe se mobilise autour de la question du droit à l'avortement, lors d'une manifestation à Bruxelles. Je reporte à mon tour ces mots plus qu'alarmants du Planning Familial.  Le droit des femmes à disposer d'elles-mêmes ne semble plus être une priorité de la République. Cependant que la caravane présidentielle passe, les vrais problèmes, eux, demeurent. 

- Pourquoi l'avortement fait-il si peur et pourquoi faut-il le défendre ? -

La question se pose face aux multiples attaques dont l'avortement fait l'objet, en France comme en Europe et dans le monde.

De biais, au détour d'une politique, d'un vote ou d'une petite phrase, par ce regard plus critique et culpabilisant que d'habitude sur « ces femmes qui prennent l'IVG pour une contraception » - car bien sûr, « avec les moyens actuels, quand même elles pourraient faire attention ».

Plus frontalement par la révision des lois, comme en Espagne, marquant un réel recul, ou par des tentatives de déremboursement comme en Suisse ou en Russie. Carrément frontalement, comme aux États-Unis où l’avortement et la contraception deviennent des enjeux électoraux. Violemment même, dans le cas de l’attentat contre le siège de l’ANCIC.

Et puis il y a la violence des mots pour celles à qui une fois n’aurait pas suffi et qui « récidivent » sans parler des éventuelles « IVG de confort »!

En 2012, les femmes -pas plus qu'au début du XXème siècle lors des débats sur leur droit de vote- ne seraient responsables, capables de réflexion. Comble de l'outrage, elles pourraient en plus avoir le droit de choisir quand et si elles veulent un enfant, le droit de dissocier sexualité et procréation ?

L’avortement, par cette possibilité qu'il donne aux femmes de poursuivre ou non une grossesse non souhaitée, remet en cause l’ordre établi. Il fait tant vaciller le socle sur lequel notre société s’est construite que dans cette période aux perspectives floues, il permet aux conservateurs, nostalgiques et autres moralisateurs de remettre en cause ces acquis si chèrement payés.

La crise a bon dos !

Ce qui se trame en Europe et dans le Monde oscille entre désinformation, discrimination et opposition des citoyens et citoyennes entre eux dans une société survalorisant la maternité. La crise mondiale, plus qu'économique devient moraliste, justifiant des positions caricaturales et réactionnaires.

Vision traditionaliste des familles, de la place et du rôle des femmes dans nos sociétés, domination du masculin sur le féminin fondée sur le patriarcat et l'hétérosexisme sont ainsi légitimés, traduisant la peur de ce qui pourrait venir remettre en cause ce système de pensée basé sur conjugalité et maternité. Dans ce système, qui défend que l'homme serait idéalement fait pour la femme, ou plutôt l'inverse, tout ce qui pourrait être perçu comme contestant cet ordre établi est alors rejeté. C’est le cas de l’homosexualité, comme de ce droit donné aux femmes de choisir ou non d'être mère. Quand les femmes sont considérées seules et uniques responsables de la relation sexuelle et de ses conséquences, l'avortement symbolise, dans un ultime affront, leur incapacité quant à cette responsabilité.  Le «  trauma » de l’avortement viendra punir de leur choix celles qui bravent l’interdit !

Les périodes électorales sont propices à ces utilisations car elles révèlent les projets de société des candidats et en creux les rôles qu'ils prêtent aux femmes. Ceci s’exacerbe aujourd'hui en France ou aux USA, comme ce fut le cas en Espagne ou en Hongrie en 2011.

C’est ainsi que, largement soutenus par les intégrismes religieux, de nombreux pays prévoient de  revenir sur le remboursement de l'avortement, sur les lois l'autorisant, quand ils ne l'interdisent pas tout simplement. Les autorités religieuses ont, dans ces reculs mondiaux, une large responsabilité, démontrant leur trop grand pouvoir sur un enjeu démocratique mondial majeur.

Un enjeu démocratique essentiel aux sociétés

Un des piliers de la démocratie est l’universalité des droits et l’égalité entre tous les citoyens, qu’ils soient femmes ou hommes. Comment est-il possible alors de justifier l’aliénation, la discrimination et la domination de cinquante pour cent d’une population par l'autre moitié ? Même si la reconnaissance de cette égalité entre femmes et homme est loin d’être réelle partout, les femmes ne sont pas mineures, elles pensent et agissent par elles-mêmes, elles sont libres. Leur accès à la contraception et à l'avortement fait partie de cette liberté.

Ceux qui veulent mettre à l'index l'avortement, entraver son accès ont des projets de société rétrogrades, inégalitaires, sclérosants et pessimistes. Non, les femmes ne sont pas ces « pauvres choses inconséquentes ». Oui, il y a un intérêt majeur à permettre cet accès aux droits génésiques à toutes les femmes, sans discrimination, ici et partout dans le monde. Interdire n’est pas prévenir, permettre n'est pas inciter.

En Europe, l'Assemblée parlementaire du Conseil a voté en 2008 une résolution demandant aux États membres de dépénaliser l'avortement et de garantir aux femmes l'accès à un avortement sans risque et légal, appelant à lever les restrictions qui en entravent en fait ou en droit l'accès, à assurer l'accès à la contraception et à instituer l'éducation sexuelle obligatoire des jeunes. En 2011, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Parlement Européen adoptait deux résolutions. L'une sur la réduction des inégalités de santé dans l'Union européenne : "l'Union européenne et les États Membres doivent garantir aux femmes un accès aisé aux moyens de contraception ainsi que le droit à un avortement sûr", l'autre sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'Union européenne, insistant sur le fait que « les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement;"

Toutes les grandes conférences internationales, de Rio en 1992 à Pékin en 1995, en passant par le Caire en 1994, s’accordent sur l’importance de l'accès aux services de planification familiale, mettant l'accent sur l'absolue nécessité de politiques publiques de santé sexuelle et reproductive.

Un enjeu de solidarité européenne et mondiale

Si cet enjeu de solidarité est mondialisé, les enjeux en Europe, en raison des reculs constatés çà et là, ne sont plus un problème « hors nos frontières »; ils nous obligent collectivement comme européens et citoyens du monde

Lors du colloque "Droit à l'avortement : quels enjeux pour les femmes en Europe ?" organisé par Le Planning Familial en 2009, la déclaration finale, adoptée à l'unanimité des dix-sept pays européens présents, réaffirmait : "le droit à disposer de son corps est le socle fondamental permettant aux femmes de vivre dans une société égalitaire, plus juste, plus démocratique".

Elle lançait un appel à la solidarité, à la vigilance extrême de l'ensemble des forces progressistes et citoyennes, et à la création d'un réseau riche de nos différences et de notre volonté, pour construire cette solidarité européenne et mondiale, celle des femmes et des hommes libres et égaux.

Pour toutes ces raisons, Le Planning Familial participera le 24 mars à Bruxelles au rassemblement européen "Abortion Rights". Cette initiative doit être saluée et rejointe car elle s'inscrit dans cette dynamique de solidarité entre les peuples pour défendre ce droit fondamental et positif sans lequel les femmes ne pourront jamais être libres.

Soutenons les élus d’ici et ailleurs qui défendent ce droit. Demandons à ceux qui sollicitent nos voix quelles sont leurs positions et ce qu’ils comptent faire pour faciliter cet accès, rappelons à ceux qui l'auraient oublié leur mandat et ce pourquoi ils ont été élus.

Les lois légalisant l'avortement doivent être appliquées. Il est plus qu'urgent que toutes celles et ceux qui luttent pour le droit de choisir et l'élargissement des législations sur l'avortement soient soutenus, défendus et se rejoignent dans un élan de solidarité sans précédent.

Les femmes ont avorté et avorteront, même si elles risquent la prison ou la mort, même humiliées, culpabilisées. N’en déplaise, elles n’en « crèveront » pas de honte et de culpabilité, elles ne veulent pas du retour des aiguilles à tricoter !

A lire également, le tract diffusé par le Planning Familial en amont du 24 mars : 

http://www.planning-familial.org/sites/internet/files/2012-03-24_tract_bruxelles.pdf

Pour signer la charte et avoir d'autres infos : http://www.abortionright.eu/

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mercredi 14 mars 2012

Leroy Merlin, Monsieur c’est le bricolage, madame c’est les gosses

Pas véritablement sexiste, énervant.

Leroy Merlin revient en télé avec une nouvelle série noirede publicités à faire se pâmer la ménagère. Le fil rouge de la campagne : les envies. « Et vos envie prennent vie » , vi vi vi.

Alors il y a « L’envie de vivre dehors ». Soit dit en passant, Messieurs Leroy et Merlin, sachez qu’à l’approche de la fin de la trêve hivernale force est de constater que de nombreux français pourront très prochainement vivre dehors.  Monsieur, lui, jardine, installe des brise-vue, une pergola. Et Simone s’occupe des gosses, parce que « c’est plutôt ma femme qui s’y connaît en petits enfants »

Et puis « L’envie de tout changer », même de femme. Quand la nouvelle madame de monsieur son mâri bricole c’est uniquement pour la déco, les rideaux, les étagères à repeindre, mais genre toute la sainte journée. Douce et aimante, la housewife n’a de desperate que ses goûts déplorables en décoration, et hop vas-y que j’te mets du papier vert pisseux au mur et de l’orange criard sur un secrétaire, youhou. Aussi, quand son mâri rentre à la maison dans son costume de commercial  de chez Peugeot et crie « waaah », elle sourit béatement et frétille comme une anguille. Digne d’un manuel de séduction à l’attention des ménagères. La chute : l’ado du mâri qui, tout en se plaignant de sa belle doche deux secondes avant, va au final la mater sous la douche et nourrir quelque complexe oedipien dans l’intimité de sa garçonnière tapissée de moquette murale par belle-maman rêver à quelque relation incestueuse.

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Ou encore « L’envie de partager toutes vos envies », spot pseudo gay-friendly dans lequel un homosexuel s’amourache de sur son meilleur pote qu’il pense gay mais qui, lui, zyeute la petite copine du dit meilleur pote façon les feux de l’amour.

Outre leurs codes incroyablement passéistes, Leroy Merlin habille nos petits écrans de spots dont j’avoue ne pas comprendre le message. Un parti-pris à l’opposé d’un Castorama qui répète à longueur de coupure pub et sur l’air de « Où sont les femmes » que c’est « castoche » y compris et surtout pour nous autre bricoleuses et pas que du dimanche.

Mise à jour du 15 mars :  

L'agence RP de Leroy Merlin (son service de presse) a souhaité apporter certaines précisions suite à la publication de mon billet . Il me semblait pertinent et juste - on va pas jouer les comités de censure - de les porter à la connaissance des lecteurs du blog.

Bonjour,
Je suis l'attachée de presse de Leroy Merlin, nous médiatisons la nouvelle campagne de communication et avons lu avec attention votre billet. L'enseigne Leroy Merlin respecte bien sûr votre opinion, mais est désolée que vous la pensiez "macho", ce n'est pas du tout dans ses valeurs. Avez vous vu l'autre spot de cette campagne mettant en scène 2 amis bricoleurs ? Il est actuellement relayé par la communauté homo, amusée par cette publicité perçue comme "gay friendly" : http://tv.yagg.com/2012/03/14/intrigue-gay-dans-la-nouvelle-pub-de-leroy-merlin/ 
Bref, si Leroy Merlin véhicule des clichés selon vous, ce n'est pas du tout voulu, bien au contraire !
Autre précision importante : la publicité que vous placez à la fin de votre billet n'est pas anglaise mais a été réalisée par une agence brésilienne, c'est une création "libre" des créatifs de l'agence, elle ne répond pas à un brief et n'est jamais sortie.
Au plaisir d'échanger avec vous, bien cordialement,
A.B
Service de presse Leroy Merlin

En réponse, je signale que j'ai ôté la publicité brésilienne et non anglaise comme cela était indiqué. Les toutes premières lignes "Pas véritablement sexiste, énervant" semblaient pourtant être claires sur le regard que je pouvais porter sur la campagne... Si les consommateurs doivent avoir de l'humour et de la distance vis-à-vis des publicités qui leur sont soumises, l'inverse semble moins réciproque s'agissant des annonceurs vis-à-vis des petites et humbles critiques émises à l'égard de leurs "créations". A vrai dire je souligne davantage le caractère incongru des spots. Enfin, question de point de vue. Merci au service de presse pour  ces précisions. 

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Femmes SDF, le Samu Social sonne le tocsin

On parle assez peu, trop peu, des femmes sans domicile fixe. Pourtant, rien qu’à Paris, 4 086 femmes sans abri et isolées ont appelé  le 115 de Paris au moins une fois en 2011.

Faute de moyens et de volonté politique, l'unique Centre d'Hébergement d'Urgence de 52 places réservé aux femmes, situé dans l’ancien hôpital Jean Rostand d’Ivry sur Seine, va fermer définitivement ses portes le 31 mai prochain. Cette fermeture est consécutive à celle, le 1er juillet dernier, du Centre d’Hébergement d’Urgence Yves Garel (38 places femmes).

Pour alerter les consciences, le Samu Social lance la campagne « Cauchemar de femme ». Elle se décline à travers un site internet et un film du même nom, réalisé par Frédéric Schoendoerffer spécialiste des films de gangsters (Braquo, MR73, Switch etc.)

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D’autres chiffres. En 2011, le Samu Social a rencontré 601 femmes au moins une fois dans la rue. 16 082 nuitées ont été attribuées à des femmes en Centre d’Hébergement d’Urgence.

Or « les femmes isolées en situation de grande précarité accueillies au Samusocial de Paris sont désocialisées, en rupture de lien avec leur famille et leurs proches, et souvent victimes d’agressions » dit le Samu Social.

Le film « Cauchemar de femme »  a été réalisé par Publicis Conseil et sa directrice de création Véronique Sels.

Vous pouvez également signer la pétition : http://www.samusocial-75.fr/petition-cauchemardefemme-fr.html

 

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jeudi 8 mars 2012

Soirée « Féministes en mouvement », la fosse aux lionnes

La fosse aux lionnes parce que pour faire du féminisme un nouvel humanisme il faut bien avoir l’agilité, la force et la vélocité matoise du beau félin, que dis-je, du beau sexe. 

Passionnées, passionnantes, électriques et idéologiques, lors de la soirée "Féministes en mouvement", les joutes verbales furent dignes d’une arène antique. Les mauvaises langues diraient qu’on y a vu le climax du marketing politique clientéliste, l’illustration du paradigme « 50% de l’électorat sont des femmes et c’est bien connu la femme s’intéresse d’abord à la femme et plus que les hommes ». Quoi qu'il en soit l'initiative a eu le mérite d’exister.

Sinon, au début ma grande soirée féministe, ce fut ça :

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Une fois passées les contingences logistiques liées à une organisation flottante (rapport à la pluie qui s’est abattue sur notre vingtaine de pauvres refoulées à l’entrée bien que détentrices d’invitation), et après 1h15 de tractations, nous avons pu assister aux échanges, derrière la régie et les journalistes. A coups de sifflets, de harangues et après frittage plus tellement courtois avec une des organisatrices…« On va vous faire rentrer. On va faire deux groupes », « vous n’avez pas de banderoles ? », « et vous montez en silence hein». Oui, nous discipline. Debout, pas problème.

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Une salle chauffée à blanc, très ostensiblement très à gauche, et qui ce faisant, s’étonne qu’aucun candidat de droite n’ait eu la décence de se présenter dans l’arène. Il est vrai que le comité d’accueil réservé à François Hollande fut des plus chaleureux…hué, interrompu par la salle lorsqu’il parle des Français et non des FrançaiSes, la salle jugeait sur pièce ce qu’elle semblait tenir pour la fameuse « gauche molle » – parmi les organisatrices figurent des proches de Martine Aubry, peu tendres à l'égard de l’adversaire victorieux des primaires – conspué à coup de «DSK partout justice nulle part» tandis que pleuvaient des tracts et avant que le service d’ordre n’intervienne et n’évacue les dangereuses trouble-fête.

La preuve en images 


Peut-être qu’une de leurs représentantes aurait pu poser une question au candidat. Mais il n’était pas question d’ébranler le Parti Socialiste (enfin, pas trop), Caroline de Haas, encartée au PS, étant aux commandes.

Juste à temps, donc, pour entendre Jean-Luc Mélenchon - qui semblait avoir ravi la salle avant même d’y avoir fait son entrée- Eva Joly - huée par des partisanes de l’abolition de la prostitution parce qu’hostile à la pénalisation des clients tant elle fragilise les prostituées- François Hollande ¬ chahuté donc, mais brave dans l’adversité - et Philippe Poutou - approximatif et quelque peu esseulé . En effet, une fois l’intervention de François achevée, la salle s’est vidée au deux tiers. Ces dames du PS confortablement assises sous les dorures de la Cigale, ont levé l’ancre, en brochette. « Au revoir Elisabeth Guigou, Sylviane Agacinszki, au revoir Edith Cresson, vous n’assistez pas à la fin des débats ? » … Pas de réponse. Foutre je suis allée me faire.

François Hollande avait pourtant bien calibré ses messages « Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu ». Non vraiment, François n’a pas eu de bol : avant de quitter la scène, c’est Yvette Roudy - ministre des Droits de la femme de Mitterrand de 1981 à 1986 - qui s’y hisse et l’interpelle sur ces « voyous des banlieues » contre lesquels il faudrait vraiment faire quelque chose. Et là, re une louchée de huées. Et on peut comprendre.

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Un sketch sur la self-defense invitant sur scène un des hommes présents dans l’audience, drôle au dé but, mais dans lequel on fait mine de mutiler les fragiles attributs du pauvre mâle sur scène, n’a quant à lui pas fait rire ses congénères tapis dans la salle (pour la plupart techniciens et journalistes). Façon « pfff elles en ont pas marre de nous casser les couilles ».

« Le féminisme est politique » lisais-je ce matin. Comment interpeler les candidats en étant encarté auprès du parti de l’un d’entre eux. Faire avancer la cause des femmes est une chose. L’instrumentaliser à des fins politiques – je serai curieuse de savoir qui sera nommée au Ministère des Droits de la Femme évoqué par le PS – est autre chose.

L’orthodoxie féministe qui consiste à ordonner un point de vue et à s’ériger en ligue de vertu je la refuse. Une certitude désormais, je suis résolument une apatride du féminisme d’école, institutionnalisé, médiatique et patenté.

Pour un reportage plus factuel et très juste de la soirée, je vous invite à lire l’article "Concours de féminisme pour les candidat(e)s" de Diane Saint-Réquier sur l’Express.fr

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/concours-de-feminisme-pour-les-candidat-e-s_1090980.html

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mercredi 29 février 2012

Quelques statistiques sur le blog

Le blog accueillera prochainement son 100 000ème visiteur. L'occasion de faire le point sur l'évolution de son audience depuis sa création en juillet 2009. 

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Emancipation des femmes, Amnesty International sort les gants Mapa en guise de gants de boxe

« Les femmes du Moyen-Orient savent très bien faire la vaisselle. La Révolution aussi » pour dire que les ménagères tunisiennes, libyennes et égyptiennes ont troqué leurs panoplie de parfaites desperate housewives contre celles de passionaria de la démocratie. Soit.

Mais dans les rangs des insurgés se sont également dessiné  les visages de doctes jeunes femmes, étudiantes,  bloggueuses, professeurs, médecins.

Alors je trouve la signature d'Amnesty International réductrice, voire condescendante à leur égard. Car cette révolution est  au final celle de toutes les femmes, expertes domestiques comme libertaires, mères comme célibataires. Et que dire de celles qui n'osent plus descendre dans la rue par peur du harcèlement, voire pire.  

Ne pas les laisser tomber, ou plutôt ne pas les laisser retomber dans l’ostracisme et la soumission à un ordre patriarcal, je ne peux que souhaiter que ce poing serré, vêtu d’un gant Mapa jaune, brandi comme l’étendard de l’émancipation féminine, y contribue.

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mardi 28 février 2012

Poutine et sa "Putin's army", des atouts charmes au service du mâle russe

On avait fait le coup des mille vierges pour motiver le passage à l'acte. Dans un registre peu orthodoxe, Vladimir Poutine nous introduit ses "Putin's girls" (poutine hein et pas putain, quoique) en perspective de l'élection du 4 mars, qui, songe-t-il, devrait voir se dessiner le sacre de l'homme fort et viril de Russie. Aussi prompt à combattre un ours à mains nues qu'à faire péter une école, tuant au passage quelques écoliers un jour de fête nationale, sous couvert de gazer des terroristes et, enfin, bien habile à faire disparaître une journaliste rigoureusement casse-couilles.

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Les putines meufs donc. Rien à envier au harem de Berlusconi et tout aussi décidées à faire gagner leur monture, la "Armia Putina" met le paquet. Comment ? Déchirer ses fringues en se foutant à poil (ou presque) pour ce cher Vlad et inviter les autres e-camarades à faire de même, en ayant pris le soin de se filmer et de poster sa video sur la page Facebook dédiée. Le tout sur fond de R'n'b genre ouaichhhh gros. A la clé, un Ipad2. Moi je dis, ça en fait des putes in.

Sinon au Canada, une poutine c'est lourd, gras et indigeste. Mais toute ressemblance avec bla bla bla et hum...bla. 

 A lire pour approfondir le sujet au-delà de mon coup de gueule :  

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/78804/date/2012-02-25/article/les-jeunes-russes-invites-a-perdre-leur-virginite-electorale-avec-poutine/

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/02/25/la-campagne-tres-erotique-de-vladimir-poutine_1648115_3210.html

Update : 

Mon insomnie s'est achevée hier soir sur les pas d'Anna Politkovskaïa à laquelle Arte, dans le cadre d'une soirée Thema "Being...Putin", a consacré un très poignant hommage. Pour voir ou revoir le documentaire, c'est ci-dessous : 

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samedi 11 février 2012

www.11footballclub.com mais onze foot bien des meufs

Une belle grosse pub pour beauf des stades et de radio bière-foot. 

Bien que je considère que la fellation ne soit pas un acte sexuel de soumission, suggérer au consommateur que chez www.11footballclub.com les vendeuses - oui parce qu'ils ont aussi des boutiques physiques - taillent des pipes aux clients ne relève pas vraiment vraiment du précis de distinction de Nadine de Rothschild. Car ce qui pour les uns est sexy est pour les unes (et non les autres) avilissant et terriblement offensant. Cette enseigne d’e-commerce de chaussures de sport surfe à son tour sur l’image d’une femme open bar façon bar à putes.

2La signature: "www.11footballclub.com aime prendre soin de ses clients"

Mais comme toujours avec ce type de démarche, c’està prendre au second degré car drôle, fun ettellement décalé. Et nous autres pondeuses n’avons AUCUN sens de l’humour. Les premiers papiers sortis sur le sujet soulignent d'ailleurs davantage l’ire des féministes que le caractère profondément dégradant. Benoît Defois, co-gérant de «11footballclub" les qualifient de "groupuscules extrêmes". 

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Quid des vendeurs de cette enseigne ? Peut-on venir leur introduire "quelque chose" dans le fessier lorsqu’ils se penchent pour leur faire essayer des baskets. Rhha non, c'est bien connu le foot n'est pas un sport de pédales. Mais ce serait  drôle, fun et bigarré. Goal quoi … !

Enfin, je voudrais avoir une pensée pour les collaboratrices féminines de l'enseigne, il doit y en avoit (oui pour le café, les RP, ou le ménage quoi hum hum hum). Hauts les coeurs girls !


11footballclub.com aime prendre soin de ses... par Spi0n

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vendredi 10 février 2012

Hot ! Morteau Saucisse "Offrez-vous 20 cm de pur bonheur"

Dans la rubrique les « Mâles s’emmêlent » et dans la série musée des horreurs, une initiative qui a du chien. La saucisse de Morteau de Morteau Saucisse s’affiche telle du mâle le triomphant pénis. "Offrez-vous 20 centimètres de pur bonheur" clame-t-elle.

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Désireuse de conquérir d'autres cibles de consommateurs, l'entreprise met le paquet : arrêts de bus, pleine page dans Libé. 

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Si la démarche est fun, le rendu lui m'évoque davantage la débandade de la créativité publicitaire que la saillie marketing du terroir franc-comtois par le truchement d'une saucisse en guise de sex toy. La campagne grivoise bien de chez nous est signée de l'agence Dartagnan.  Messieurs, pas de complexe. C’est décalé, c’est de « l’humour ». Rha qu’est-ce que je rigole.

Bon et je ne résiste pas à l’envie de vous inviter à visionner cette vidéo de France 3 France Comté.  

Allez, bon app' !

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mercredi 8 février 2012

AuMasculin.com explique Twitter et les hommes

Interview exclusive de Jean-François Sauté de Chapon, Président de AuMasculin.com à propos de Twitter et la gente masculine.

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Jean-Baptiste, journaliste mais surtout vidéaste amateur : Hello Jean-François, euh JF, comment ça va ?

Le Jean-François, A.K.A L’Homme : Je vais fort bien, je vous remercie Jean-Baptiste.

Le Vidéaste amateur : Alors ce soir tu vas nous parler d’un truc assez extraordinaire, c’est sept raisons qui font que les hommes twittent plus que les femmes.

L’Homme : Oui, effectivement nous représentons aujourd’hui 80% de la twittosphère française Jean-Baptiste.  Et j’invoquerais à cela sept raisons.

Le Vidéaste amateur : Sept raisons, mais quelles sont-elles Jean-François ?

L’Homme : La première, je crois c’est l’envie d’oser. Saillir l’espace vierge de 140 caractères qui s’offre à nous telle une soubrette de Sofitel, même laide. Nous autres adoptons volontiers une posture de geek. Dans un entre-nous si caractéristique des fumoirs d’antan, nous entretenons un relationnel étroit, au gré de quelques joutes viriles, vives et bien ramassées. La preuve en est que dans les noces et autres banquets, nous autres sommes bien à l’origine du monde de ces saillies verbales.

Le Vidéaste amateur qui commence sérieusement à nous filer la gerbe tellement ça tangue : Mais, Jean-François, cette analyse est signe du Communicator de 1982. Dis-nous vite quelles sont les autres raison de notre omnipotence sur ces sociaux réseaux bien nommés qui sont les nôtres ?

L’Homme : Et bien cher Jean-Baptiste, il est manifeste que l’émulation toute masculine qui naquit de ces échanges est de bon aloi.

Le Vidéaste amateur : Cette compétition,  Jean-François,  n’est-elle pas trop exacerbée ?

L’Homme : Ce concert d’opinion auquel nous donnons naissance est symptomatique de la pertinence du modèle patriarcal dont le sexe faible n’a pas même l’intuition. Aucune aptitude à la joute, au plaisir du verbe, mais pourtant si promptes, sous l’impulsion de lectures caractérisées, à compter fleurette à leur garde-robe ou à deviser quant à leur silhouette. J’en veux pour preuve qu’en ma présence, ma tendre bienaimée n’oserait exprimer quelque opinion. Nous autres aimons et avons l’esprit vif, déployons les thèmes comme on déplierait une mappemonde, nous exprimons de façon résolument plus concise que ces dames adeptes du badinage anodin et tellement futile.  

Le Vidéaste amateur : Merci Jean-François. Je profite d’avoir une experte à ce propos, une femme qui aime les hommes qui aime les femmes. Chère Emeline Daubeligé dites-nous ce que vous en pensez  allez-vous bien ?

Et non, nous n’aurons pas son avis. C’est une femme. Et elle est trop conne pour penser. Ou en tout cas, c’est ce qu’on lui dit.

La vraie interview, elle, est malheureusement bien réelle. D’aucuns faisaient remarquer que cette chère madame Marie-Laure Sauty de Chalon, Présidente de AuFéminin.com, cette grande prêtresse  de Twitter auto-proclamée comme telle, professeur à Sciences Po, n'a pas tweeté depuis juin 2010 et a 11 followers. 

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dimanche 15 janvier 2012

Et si L’Etudiant arrêtait avec les idées reçues sexistes ?

« Etes-vous sûr du métier que vous allez choisir ? » Depuis deux ans, l’Etudiant a adopté cette signature, s’agissant de lutter contre les idées reçues sur les jobs  dont rêvent les djeuns pour les aider à en trouver un qui corresponde vraiment à leur profil et à la réalité de leurs compétences.  Histoire de leur éviter un naufrage annoncé. Jusque-là  tout va bien.  Je n’y trouverais rien à y redire si la V2 de la V1 n’avait pas pour « marotte » la meuf dans toute sa splendide niaiserie.

La cagole résolument trop conne pour écrire deux lignes sans fautes d’auretaugraff (visez le vernis à ongles et les escarpins soulignant la futilité de l'aspirante auteure, dont la dite futilité est bien le signe qu'elle ne pourra jamais mais alors jamais devenir auteure), la lolita nymphomane qui veut faire kiné pour manipuler les hommes (la salope diablotine à droite soulignant son caractère mmmmutin), le Kevin qui rêve d’embrasser une carrière footballistique pour rouler des pelles à des « femmes de footballeurs » (blonde of course et avec des  seins comme des ballons) et enfin, le deux de tens’ qui désire être accéder à la Présidence pour se taper la première dame de France (en maillot et pas Bernardette beurk).

Letudiant_lecrivain

 Letudiant_kine

Letudiant_footballeur Letudiant_president

Et si, en fait, on arrêtait les idées reçues tout court ? Hein, ouais. Notamment celles qui impliquent les femmes, par nature futiles, légères et disponibles, ou réduites à l’expression de fantasmes et d’objet sexuel. Et quid de l’ado qui ne rentrerait pas dans ces schémas ? L’ado gay,for instance, il fait quoi au milieu de tous ces clichés hétéros ?... Véhiculer ces « valeurs » auprès des ados n’est, me semble-t-il, pas des plus pertinents ni des plus responsables pour une publication qui se veut référente sur la question de l'orientation.

Et pour conclure, le coup du fantasme carlabrunisarkozyen ….trouvez-moi un mec de 17 piges que ça tente… !

La campagne est signée Young & Rubicam. 

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jeudi 5 janvier 2012

Agence Herezie : zizi rikiki pour machos maous costauds

Cette image est dérangeante.

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Elue, dit la réclame, « meilleure jeune agence de l’année » - par qui, par quoi et pour quoi, ça la réclame ne le dit pas mais c’est pas grave ça envoie du rêve - Herezie a choisi de le faire savoir à travers une annonce print.

Aussi, pour se mettre en scène en tant qu’agence auréolée de succès, l’agence a choisi de s’incarner sous les traits d’un nourrisson bien joufflu, manifestement asiatique (faut-il y voir une allusion au développement économique exponentielle de la Chine) pourvu de fort grosses testicules. Le tout pour la partie ou la partie pour le tout : Herezie est une agence qui en a et qui n’a pas peur de mettre ses couilles sur la table, hein. Avec un tel faire-part, le zizi d’Herezie ferait presque passer les vessies pour des lanternes.

Testicules are succesful ? Comment en effet mieux exprimer le parti pris de ces agences qui nous délivrent chaque jour leur cohorte de publicités sexistes, qui avilissent purement et simplement le métier de créatif en apportant chaque jour leur pierre à l’édifice de la misogynie. Rappelons que selon des chiffres récents, seuls 3% des créatifs d’agences de publicité seraient des femmes.

Et s’il s’était agi d’une petite fille, lui aurait-on photoshopé une paire de flotteurs digne du Titanic ? J’en doute car, au-delà de l’aspect pédophilistico-porno-provocateur du truc, une paire de seins n’a, pour ces messieurs les publicitaires, jamais véhiculé la combattivité, le courage, l’ambition VS la maternité, la douceur, la séduction. Bref, vis-à-vis de l’orthodoxie publicitaire, tout cela relève autant de l’hérétique que le duffle-coat de Nadine Morano.

Parue dans Stratégies et sans doute d’autres canards b to b de la pub qui se la pète, c’est un clin d’œil entre initiés, comme un élu ferait un clin d’œil au portier d’un club échangiste. Une tentative de saillie médiatique qui vise bien évidemment à faire le buzz à tout prix. Postée sur la page Fessbouk de l’agence, celle-ci a dû être retirée et retouchée. Classique. 

Pour info enfin, Herezie est également l’agence qui avait signé les campagnes d’Isla Delice et dont j’avais parlé il y a quelques mois ici

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mercredi 4 janvier 2012

LG aspire gros, gras et sexiste !

Merci ô toi Docnews pour cette pépite.

Oyé la ménagère, tu voulais une lipo?

En pleine polémique Dukan sur la pertinence de discriminer ces ados honteusement obèses (ou anorexiques) au moment du bac, cette publicité destinée à promouvoir de nouveau modèle d’aspirateur « LG Kompressor Elite »  - comme l’agence  d’escort girls vous savez - fait littéralement gras double, car sexiste ET anti-gros.

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Bon alors c’est sûr qu’en sa qualité de  marque coréenne du Sud , LG peut se la jouer nettement plus funky, fun et bigarré. Un aspi dans le cul et tout n’est que glamour. Plus d'aspi et les bourrelets de Barbie se répandent comme un flamby sur un power plate. Tellement drôle ploum ploum pudding. Pis la grosse, hein, évidemment, elle va aussitôt se désaltérer, la gourmande.  

Que l’aspi en question dispose d’un « suction’Dyson top » ou non, LG sucks. Pas drôle, pas créatif et si c'est pour aspirer inspirer de telles merdes, autant s'abstenir. 

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mardi 3 janvier 2012

Anaïs Misfits citée par Le Parisien.fr, "Des points au bac pour les minces : la proposition de Dukan fait réagir"

 

LeParisien

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/des-points-au-bac-pour-les-minces-la-proposition-de-dukan-fait-reagir-02-01-2012-1793239.php

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vendredi 30 décembre 2011

Genre: l'enseignement mène campagne contre les clichés sexistes à l'école

« Est-ce que les filles qui n’aiment pas le rose sont quand même des filles ? »

« Est-ce que je dois vraiment être fort parce que je suis un garçon ? »

« Est-ce que, même si je suis une fille, je peux vouloir devenir pilote d’avion,  chirurgienne ou exploratrice ? »

« Et les garçons qui n’aiment pas le foot, sont-ils vraiment des garçons ? »

« Qui de Madame Ourse ou de Monsieur Ours deviendra ingénieur ? ... Qui passe l'aspi Mme Connasse ou son mari ?»

En ce dernier jour ouvré de l’année 2011 et reprenant un peu de service après quelques semaines de trêve (des confiseurs, mais pas que) je voulais évoquer cette initiative conduite par la Fédération de Paris de la Ligue de l'enseignement qui vise à déconstruire les stéréotypes sexistes liés au genre véhiculés à l’école.

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Il s’agit en fait d’une opération à destination de toutes les classes de CP et de CE1 de Paris. Avec l’appui d’un matériel pédagogique (livrets à destination des élèves et livrets pour les parents, affiches, guide pédagogique pour les enseignants), ce sont ainsi 1 400 classes qui ont été sensibilisées depuis novembre  dernier. Le tout accompagné  de débats en classe puis entre enseignants, éducateurs/trices, animateurs/trices, parents d’élèves, séance ciné en lien avec la thématique filles-garçons, conférence pédagogique. Le livret destiné aux élèves représente un ours effectuant plusieurs activités (avec un fer à repasser, un rouleau de peinture, devant un ordinateur...), et il s'agit de cocher une case "Madame Ourse", "Monsieur Ours" ou "les deux". Qui fait le ménage Mme la pondeuse Ourse ou M. jmebranleleguidou Ours ? Le livret remis aux parents revient lui sur les idées reçues liés au genre, rose VS bleu etc.   

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« Il y a quelques années, on s'était rendu compte qu'à plusieurs reprises des enseignants faisaient allusion à des violences qui trouvaient leur origine dans des mots ou comportements sexistes (…) C'est un peu normal que les enfants utilisent du vocabulaire dont ils ne maîtrisent pas complètement le sens, sauf qu'avant une partie du vocabulaire ne franchissait pas la porte de l'école, maintenant c'est le cas (…) Plutôt que d'attendre que ces comportements arrivent au collège, où les élèves sont par ailleurs confrontés à des problématiques liées à la sexualité, on s'est dit qu'il fallait réfléchir à un dispositif en amont», avait expliqué à l’AFP Philippe Guez,le Vice-Président de la Fédération. 

Sur cette même thématique du genre, je ne pouvais pas résister à l’envie de partager avec vous cette vidéo de l’incroyablement fabuleuse Riley, 10 ans et déjà féministe, s'insurgeant contre les codes que l'on veut lui faire adopter, et élue « Martienne de l’année » par l’excellent blog féministe éponyme


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